Pour la création d’un grand parti radical
La rénovation de la vie politique est en marche : l’annonce par François Bayrou de la création du Parti démocrate, le dialogue qu’il a su entamer au delà de la frontière gauche-droite avec Ségolène Royal, sont autant de signes d’une décrispation de la vie politique que les radicaux appellent de leurs vœux depuis des années. Il ne faudrait pas cependant que cette ouverture du jeu politique ne soit qu’un feu de paille, qu’une espérance de printemps déçue par l’été. C’est pourquoi nous en faisons un critère essentiel pour le choix de celui qui endossera dimanche prochain les habits de président(e) de la République. Les radicaux appellent donc les électeurs à voter pour le candidat qui leur semblera le plus apte à favoriser le renouvellement du jeu politique et de permettre à Bayrou de transformer l’essai marqué le 22 avril.
Au-delà de l’élection du 6 mai prochain, certes décisive, les radicaux sont attentifs à l’idée de construire une force authentiquement républicaine, qui fait actuellement défaut dans le paysage politique français. C’est d’ailleurs ce à quoi nous avons oeuvré inlassablement depuis 2001. C’est donc avec intérêt que nous observons la création du parti démocrate de François Bayrou. Ce n’est pas tous les jours en effet que la vie politique se recompose et qu’un nouveau parti, appelé à peser sur la vie politique, se crée. Les radicaux de l’U2R sont ainsi prêts à se lancer dans cette aventure, avec leurs idées, leur enthousiasme, leurs valeurs ; leurs racines et leur histoire centenaire aussi. Notre position est simple : si ce nouveau parti est confédéral, s’il permet d’y animer un authentique courant radical, s’il est bâti sur des principes laïques et républicains forts, alors nous lui apporterons notre soutien plein et entier et appellerons tous les radicaux, quelle que soit leur chapelle, à venir nous rejoindre pour construire ce grand parti radical dont la France a besoin.
En attendant qu’une réponse soit apportée à leurs interrogations, les radicaux préparent dès maintenant la bataille des législatives de juin prochain : l’U2R investira et présentera en effet à cette occasion plusieurs candidats. Quel que soit le résultat du vote du 6 mai, une page se tourne, une ère s’achève, un nouveau cycle politique commence. Nous l’accueillons comme une chance à saisir : 2007 sera peut-être l’an I de la refondation du radicalisme.





