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lundi 28 mai 2007

La campagne législative

Les élections législatives ont lieu dans 15 jours : alors qu'il s'agit du scrutin décisif, on semble nous faire croire que tout est déjà joué depuis le 6 mai et que les élections de juin sont tout juste du niveau d'un scrutin cantonal. On mesure là la perversité de nos institutions, accentuées par le quinquennat et l'inversion du calendrier. Or, il faut rappeler que tout n'est pas joué : et que si l'UMP a en effet une longueur d'avance, il importe que le vote prochain fasse en sorte que le Parlement reflète le plus possible la diversité d'opinions des Français et qu'il soit en mesure d'exercer un contre-pouvoir réel. Dans la nouvelle opposition, le Modem aura d'autant plus sa partition à jouer que son score, aussi bien en voix qu'en sièges, sera élevé. C'était le but du meeting au Zénith jeudi dernier, dont nous reproduisons le compte-rendu par l'hebdomadaire Marianne.

Bandeau16 Le Modem de François Bayrou veut peser par le nombre

Jeudi soir, devant quelque 6000 militants électriques réunis au Zénith, François Bayrou a lancé la campagne du Modem pour les élections législatives. Beaucoup de monde dans la salle, mais surtout de nombreux intervenants à la tribune.



Ambiance de stade de foot en finale de championnat au Zénith, à Paris. Cornes de brume, trépignements hystériques, standing ovation dans une salle aux couleurs d'une seule équipe : le Modem. Du orange à tous les gradins. La salle est quasiment pleine. Quelque 6000 militants, élus et sympathisants sont venus par car de toute la France : du Nord, de Marseille, de Meurthe-et Moselle, de l'Indre, de Vienne… Toutes les têtes d'affiche du Mouvement démocrate sont aussi là, évidemment. Il s'agit de faire nombre pour qu'« après cette soirée historique », on ne puisse plus « dire que François Bayrou est seul », comme le martèle le député de la Loire Gilles Lartigue.

Du monde à la tribune
Et pour faire oublier que seulement quatre députés ont suivi François Bayrou dans l'aventure – sur les 29 qui constituaient le groupe UDF – il y a du monde à la tribune. D'abord les « stars » : le sénateur du Rhône Michel Mercier, Anne-Marie Comparini, la députée européenne Marielle de Sarnez, Jean-Marie Cavada, l'ex Vert Jean-Luc Benhamias, Corinne Lepage, présidente de Cap 21, mais aussi l'acteur Vincent Lindon et l'historien Jean-Pierre Rioux. Les têtes d'affiche introduisent les nouveaux venus. Une dizaine de nouveaux adhérents, comme choisis selon la méthode des quotas – jeunes, moins jeunes, actifs, chômeurs, homme ou femme, de toute origine sociale et ethnique – expliquent les raisons de leurs choix. Puis c'est au tour de quelques candidats nouvellement investis, triés parmi les 535 que présente le parti. Plutôt jeunes. Et pour cause, la moyenne d'âge des candidats Modem est de 45 ans. On fustige le clivage droite gauche, on parle de l'importance de la dette et on vante « l'honnêteté » et la « sincérité » du Mouvement. Des slogans font leur apparition : « Pour modemniser la vie politique, modemnisez votre bulletin de vote », scande Fabienne Faure, candidate dans la 3e circonscription de l'Ain ; ou encore « en amour on dit un de perdu, dix de retrouvé ; en politique : 22 de perdus, 70 000 de retrouvés ! », dixit Anne Lapérouze, candidate dans le Tarn.

75 000 adhérents, 7 millions d'électeurs
Quand François Bayrou arrive, enfin, à la tribune, c'est non pas 70 000 mais 75 000 adhérents qu'il revendique.

Le chiffre des préinscriptions sur Internet gonfle tous les jours, selon les cadres du nouveau Parti. Le nombre, toujours le nombre. Le leader centriste veut mettre en avant la particularité de ce meeting : « Ceci est un moment rare car un moment de fondation », précise-t-il d'emblée. Au cours d'un discours de trois quarts d'heure, il reprend les thèmes forts qui ont marqué sa campagne présidentielle : la dette, la dénonciation de la collusion des pouvoirs médiatiques, politiques et financiers. Autant de points sur lesquels il met en cause la politique de Nicolas Sarkozy. Avant d'énoncer les sept principes fondateurs du Mouvement. Premier principe : « Le Modem est un mouvement de citoyens actifs ». Sixième principe : « Le principe du Mouvement démocrate est le rassemblement ». Septième principe : « le but principal du Mouvement démocrate sera la naissance et la promotion d'une génération politique nouvelle ». A l'heure difficile de la refondation, François Bayrou espère que ces incantations, à défaut de ramener ses élus dissidents, sauront attirer quelques-uns des 7 millions d'électeurs qui ont voté pour lui au premier tour de l'élection présidentielle…

Commentaires


Pour une opposition réelle, votons …


Le 6 mai dernier, Nicolas SARKOZY a été élu Président de la République Française.

Notre nouveau Président prône l’ouverture.

Mais jusqu’à quand ?

Une Chambre Bleue est dores et déjà annoncée à l’issue du scrutin du 17 juin prochain.

Dans cette hypothèse, toutes les lois proposées seront votées à la majorité.

En effet, il ne sera plus nécessaire de détourner le champ d’application du 49-3.

Le Gouvernement édictera ses lois d’une façon on ne peut plus légale.

Or, une majorité sans opposition est dangereuse pour la Démocratie.

De plus, et une fois de plus devrais –je dire, alors que les fondements de notre République sont menacés, la Gauche est divisée.

Cependant, une alliance radicale –socialiste est présente dans chaque commune et est le plus souvent appuyée par le MRC.

Certes, au premier tour, l’électeur peut mettre en valeur sa tendance.

Pourtant, les prochaines échéances seront capitales.

Il ne convient donc pas d’hésiter.

Il nous faudra, et ce dès le premier tour, insérer dans l’urne un bulletin PRG- PS -MRC, pour affirmer une opposition parlementaire.

Et bien au-delà de l’opposition parlementaire, s’ouvre pour les Démocrates la constitution d’un véritable contre-pouvoir face à un système clanique et omnipotent.

Le 10 juin, ressuscitons le Cartel des Gauches !

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