Merci
Chirac est parti : il sera bien temps de critiquer sa pratique du pouvoir clanique, les promesses non tenues et son immobilisme gestionnaire, qui, quoi qu’on en dise, est tout sauf radical. Avec lui la France a sans doute pris 5 ans de retard, si ce n’est plus, et le rapport de confiance que les citoyens entretiennent avec la classe politique s’est sans doute dégradé. Pourtant, aujourd’hui, l’heure n’est pas à la critique mais à la gratitude. Par deux actes, Chirac a en effet su montrer qu’il avait la carrure pour la fonction : d’une part quand il a dit non aux Etats-Unis en refusant d’engager la France dans cette folle guerre d’Irak ; d’autre part quand il a promulgué la loi sur le voile, qui a permis de réaffirmer le principe laïque et de réduire les tensions communautaires. Pour cela, et seulement pour cela, merci.
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