vendredi 21 octobre 2005

Une écologie humaniste


Les Républicains Radicaux défendent une écologie humaniste, qui ne voit pas l’homme comme un ennemi de la nature, mais comme un jardinier devant l’aménager et la préserver dans son propre intérêt.

Les Républicains Radicaux sont attachés aux formes de développement durables, tant dans les pays développés que dans les pays émergeants.

Ils sont attachés au rôle des instances internationales dans la coordination mondiale des actions de protection de l’environnement

Un monde multipolaire respectueux des nations et des institutions internationales

Les Républicains Radicaux sont profondément attachés à la promotion d’un monde multipolaire, dans lequel les institutions internationales jouent pleinement leur rôle.

Le droit d’ingérence ne saurait se justifier que dans le respect de la charte de lONU. La promotion de la démocratie et des droits de l’Homme dans le monde doit se faire dans le respect de la souveraineté des nations. Attachés au maintien des relations internationales dans un cadre laïque, les Républicains Radicaux refusent la logique du choc des civilisations.

L’existence de sièges permanents au Conseil de sécurité de l’ONU a été, depuis 1945, un facteur de stabilité. Le principe ne doit donc pas en être remis en cause, même si l’émergence de nouveaux acteurs sur la scène internationale nécessite un accroissement de leur nombre.

Les Républicains radicaux se prononcent en faveur de la construction de la PESD (politique européenne de sécurité et de défense) sur une base confédérale s’appuyant sur des coopérations renforcée (projets militaro-industriels, lutte contre les proliférations et le terrorisme, etc.). Tout en étant favorable à l’émergence, à terme, d’une diplomatie européenne, les Républicains Radicaux n’entendent pas voir la France renoncer à la défense de ses intérêts nationaux.

En dépit de la suppression regrettable du service national sur l’autel d’une prétendue modernité, les Républicains Radicaux rappelle que le lien armée-nation est au cœur du pacte républicain. Un temps de service civique doit être réinstitué, élargi à toutes et tous, réunissant les Armées, l'Education et la Santé, pour partie obligatoire et pour partie volontaire, modulable en durée et en périodicité pour n’être pas pénalisant.

Une politique de sécurité publique républicaine


Pour les Républicains radicaux, la première des libertés est celle d’aller et venir en sécurité.

Contrairement à ce que laissent entendre certains discours libertaires, la police républicaine n’est pas l’ennemi des libertés, mais leur garantie. En revanche, les dérives policières, lorsqu’elles sont avérées, doivent être sévèrement punies. De même, aux yeux des Républicains Radicaux, la lutte contre l’insécurité et le terrorisme ne saurait justifier la rupture de l’état de droit et la remise en cause des droits fondamentaux de l’individu.

Face à l’insécurité, il y-a rupture d’égalité entre les citoyens, ceux issus des classes populaires en étant les premières victimes. Les Républicains Radicaux s’opposent à ce que l’Etat renonce à ses responsabilités au profit d’un secteur marchand de la sécurité en croissance exponentielle

Une société solidaire


Profondément attaché à la pensée solidariste dont ils sont à l’origine, les Républicains Radicaux s’opposent fermement à toute politique de précarisation sociale et de remise en cause des avantages sociaux.

Pour autant, ils ne veulent pas une société d’assistés, mais une société d’hommes debout, capables de prendre en main leur destin.

En complément d’une politique de redistribution et de sécurisation sociale, ils se font les promoteurs d une politique d’accès des citoyens à une réelle autonomie :
ÿ culturelle par l'instruction,
ÿ économique par la formation professionnelle,
financière par l'aide à l'accession à la propriété, à la création d'entreprises et au maintien de celles-ci.

L’affirmation de la notion de service public


Les Républicains Radicaux sont très attachés à la préservation de la notion de service public, garantie de l’unité du territoire et partant de l’égalité des citoyens. Ils s’opposent donc à toute forme de marchandisation des services publics.

La notion pleine et entière de service publique étant préservée, les républicains radicaux sont prêts à s’interroger sur les formes de délégations permettant d’en accroître l’efficacité.

L’unité et l’ indivisibilité du territoire

Les Républicains radicaux, fidèles à leur tradition, n’ont jamais été les adversaires des cultures locales, ils ne sont pas animés du démon de l’uniformité. Ils voient dans la culture française commune un moyen d’accès du citoyen à l’universel.

Ils savent que décentralisation n’est pas automatiquement synonyme de démocratisation. Loin de rapprocher le citoyen du pouvoir, la décentralisation peut au contraire l’en éloigner, en réinstituant les baronnies contre lesquelles la République s’est construite.

Les Républicains radicaux savent aussi que sans un système efficace de péréquation, la décentralisation est une menace à l’égalité des territoires. Les conditions d’un débat démocratique éclairé doivent être créés au niveau local.

Les Républicains radicaux se reconnaissent dans le principe constitutionnel de la République « une et indivisible ». A la décentralisation, il préfère la déconcentration qui rapproche le citoyen de l’administration sans remettre en cause le cadre de l’unicité de l’Etat.

Une Ecole républicaine

Les Républicains radicaux sont profondément attachés à l’Ecole qui, par le savoir et l'exercice de la raison critique, procure à chacun l'acquisition de la somme d'une Culture commune. L'intégration dans la communauté nationale en est le fruit.

Au premier rang de cette culture commune figure l’appropriation d'une Langue, instrument de communication et matrice de l'intellect, mais aussi d'un patrimoine accumulé d'histoire, de pensée, d'art et de comportements, qui établi l'ensemble d'un code de reconnaissance.

Pour les républicains-radicaux, il est primordial de distinguer clairement les missions
- d’éducation
- d’instruction
- de formation

Les missions d'éducation et d’instruction de l’Ecole sont
- d'assurer la transmission d’une culture républicaine commune
- d'ouvrir les esprits à la rationalité et à sa dimension universelle
- de doter les individus d'une maîtrise globale des connaissance par delà leur surabondance.
Ces missions constituent des devoirs nationaux de nature prioritaire, tant ils ont de répercussions sur l'ensemble des fonctionnements de la société. La République ne peut donc les déléguer ni l'Etat en compter les moyens.

Il en va différemment de la responsabilité collective de formation, qui est d'offrir les meilleures chances de dignité matérielle, de mobilité sociale et d'épanouissement personnel. La formation dépend d'un seul critère, celui de l'efficacité. Cette responsabilité peut se contractualiser entre de nombreux partenaires publics et privés, pour peu que l'Etat garantisse l'égalité d'accès et l'homogénéité des niveaux et des contenus proposés

Une laïcité rigoureuse et vivante

Les républicains radicaux rappellent leur attachement au principe de la laïcité et à son inscription de la laïcité dans la constitution.

Pour eux, la laïcité n’est :
- ni la tolérance
- ni le relativisme
- ni la neutralité

Pour eux, la laïcité c’est :
- L’apport de référents communs pour fonder le contrat social et de moyens d’émancipation de l’individu.
- L’anti-dogmatisme, c'est-à-dire le refus de toute vérité révélée dans la sphère publique
- La garantie de la liberté individuelle, de conscience et d’expression.
- La garantie par les pouvoirs publics de l’espace laïc
- Le refus d’institutionaliser un droit des communautés
- L’anti-cléricalisme, c’est-à-dire la lutte contre toutes les oligarchies qui aliènent l’individu, non seulement religieuses, économiques ou médiatiques.
- L’inégalité des moyens mis en œuvre par la République doit abolutir à l’égalité et permettre de lui rendre son côté émancipateur.

Des institutions et une pratique politique républicaines


Les Républicains Radicaux s’opposent à l’évolution de la Ve République vers :
- le bipartisme : en empêchant l’expression de courants politiques vivants et souvent ancrés dans une longue tradition, le bipartisme est une forme de confiscation du suffrage universel.
- la marginalisation du Parlement.

Les Républicains Radicaux s’inquiètent :
- du développement de la démocratie d’opinion, à mesure de l’amoindrissement de la démocratie représentative
- de la désaffection civique
- de la mainmise sur l’espace publics de toutes sortes d’oligarchies (médiatiques, judiciaires, économiques et financières)

Ils appellent de leurs vœux à un renouvellement de la conscience citoyenne par un renouvellement de la pratique politique.

La République avant l'Etat


Le principe républicain est celui d’un espace public de débat où chacun peut entendre et se faire entendre. Ce principe n’est réellement assuré que lorsque la reconnaissance de la diversité du suffrage universel est complètement établie.

Le principe de souveraineté réside essentiellement dans la nation, nul corps même public, nul ordre de la société civile, nul individu, ne peut en exercer d’autorité qui n'en émane expressément. Il ne saurait y avoir d’autorité politique et administrative que légitime et transparente

La République place le citoyen au centre du bien public et lui assure un recours contre toutes les formes de féodalité. Le centre de la République reste le premier espace de liberté et d'égalité. C’est pourquoi la République est indivisible.