mardi 09 janvier 2007

L'esprit du radicalisme

Alain2 Le radicalisme est attaché à l'égalité : il ne se confond pas pourtant avec le socialisme ou la sociale-démocratie. De même, le radicalisme défend les libertés individuelles : il n'est pour autant pas libéral. Nous avons déjà eu l'occasion de le rappeler ici. Pour approfondir cette réflexion, le lecteur peut visiter le le site des amis d'Alain, où l'on trouve ce commentaire lumineux :

Alain n'est pas un penseur libéral, mais un penseur radical, comme il n'a cessé de le revendiquer. Il n'y a dès lors rien d'étonnant à ce que de nombreux thèmes libéraux soient repris par lui, si l'on entend par radicalisme la défense des valeurs libérales (individualisme, propriété...) par les outils de la république (éducation, services publics...), et non en laissant agir un pseudo "ordre naturel" qui ne profite qu'à certaines classes.

Le radicalisme est la recherche d'un équilibre entre ses valeurs et ses outils, sachant que les deux sont en tension, mutuellement nécéssaires mais potentiellement destructrices l'une de l'autre.

L'Histoire me semble être la douloureuse preuve de l'idée radicale, et on voit dans la philosophie d'Alain à quel point, par sa pensée non systémique qui intègre l'indépassable contradiction, il est le penseur du radicalisme (à plus forte raison du radical-socialisme).

dimanche 16 octobre 2005

Le bureau de l'U2R

Conformément à ses statuts, l'U2R est dirigée par un bureau, élu par les adhérents. L'Assemblée Générale du 4 décembre 2004 a porté à la tête de l'U2R un jeune trentenaire, Emmanuel Dupuy. Responsable associatif très engagé, spécialiste de géopolitique et des questions européennes, Emmanuel est un radical pur sucre, de tempérament et de conviction : sans doute ses origines toulousaines y sont-elles pour quelque chose !

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Petite histoire de l'U2R : de 2002 à 2007...

Radicaux, nous avons les uns les autres milité par le passé dans d'autres structures : le PRG pour la plupart d'entre nous, le parti valoisien pour d'autres. Nous avons cependant tous fait le constat que, si ces partis étaient encore peuplés d'authentiques radicaux, leur direction sclérosée et autoritaire vidait de sa substance le radicalisme pourlui préférer un comportement bassement clientéliste :

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Qu'est-ce qu'être radical en 2005 ?

A l'U2R, nous sommes avant tout républicains et radicaux, c'est-à-dire radicalement républicains. Nous revendiquons donc l'héritage du radicalisme français tel qu'il a pu s'incarner dans les figures de Gambetta, Clemenceau, Alain ou, pour prendre des exemples plus proches de nous, de Mendes France et Michel Crépeau. Nous sommes particulièrement fiers d'être les héritiers de ceux qui ont instauré la République, mis en oeuvre la séparation de l'Eglise et de l'Etat, institué l'Ecole gratuite ou créé l'impôt sur le revenu...

AlainLogoantenne

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dimanche 05 décembre 2004

L'U2R fête ses 3 ans : un retour aux sources du radicalisme

L'U2R s'est créée lors de la campagne présidentielle de 2002. Il nous est apparu que Jean-Pierre Chevènement incarnait alors de nombreuses valeurs radicales : la laîcité intransigeante, la culture de la République, le volontarisme politique. Venus du PRG, du Parti valoisien ou de la diaspora radicale, nous n'avons pas ménagé notre soutien pour ce qui aurait pu être l'occasion d'un sursaut républicain.

Si par la suite nous avons gardé des liens d'amitié avec les républicains de 2002, qu'ils se revendiquent du MRC ou du gaullisme, nous avons souhaité conserver notre autonomie d'action et de réflexion, au sein d'une structure souple mais indépendante. Notre but au sein de l'U2R est double :

- faire prendre conscience de l'urgence d'une refondation du pacte républicain, à l'heure où celui-ci est en crise (école, immigration, autorité de l'Etat, reconstitution sournoise d'oligarchies)

- réunir les radicaux, puisque nous faisons le constat que les vieilles structures du PRG et de la place de Valois n'ont pas su ou voulu entretenir la flamme radicale : en acceptant les compromis imposés par leurs puissants suzerains, PS ou UMP, les deux branches mortes du radicalisme ne sont plus hélas que de simples écuries électorales.

2004 a été pour nous l'année de la consolidation : nous avons clarifié nos principes au sein d'une Charte, participé activement au débat politique en publiant de nombreuses tribunes dans la presse, noué des contacts avec les républicains des deux rives : EGALE (club politique du sénateur Delfau), CNGR (Confédération Générale de la Gauche Républicaine), Debout la République (courant républicain de l'UMP animé par Dupont-Aignan), l'UGFR (Union Gaulliste pour une France Républicaine), l'UJR (Union des Jeunes Républicains), Comité Laîcité République, Réchauffer la Banquise...

Nous entendons en 2005 :

- participer à la campagne du NON au Traité constitutionnel européen

- célébrer l'anniversaire de la loi 1905, en défendant l'idée d'une laïcité intransigeante face à la résurgence de discours communautaires, tant à l'UMP qu'au PS

- rassembler tous les radicaux authentiques, qu'ils soient ou non encartés rue Duroc ou place de Valois

- préparer l'alternance de 2007

Vastes chantiers, vastes ambitions : mais que serait la politique sans utopies partagées ?